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Témoignages Parrains

Emir : « Une fois dans les études supérieures, tout s’est compliqué »

Lors de son année de seconde au lycée Léon Blum, Emir a bénéficié du tutorat Handivalides. Aujourd’hui étudiant à l’Université Paris-Est Créteil, il a accepté de parrainner la journée Handivalides et de témoigner de cette première année de faculté qui l’a amené à réfléchir à son parcours.

Photo d'Emir

Bonjour Emir, pourrais-tu nous parler de toi et de ton parcours scolaire ?

Au collège et au lycée, ma scolarité s’est plutôt bien déroulée mais une fois arrivé aux études supérieures, les choses se sont compliquées. J’ai postulé dans plusieurs BTS pour lesquels je n’ai pas été retenu. Il faut savoir qu’il n’est pas possible pour un élève de mentionner sur la procédure APB qu’il est handicapé. On peut le préciser dans une lettre de motivation mais j’ai choisi de ne pas le faire car j’estime que j’ai le droit d'être considéré comme tout le monde. Je me suis orienté par dépit vers la filière LLCE mais j’ai arrêté au bout d’un mois car cela ne me correspondait pas. Je suis aujourd’hui en semestre de remise à niveau, ce qui me permet de m’améliorer dans certaines matières. J’obtiens également de l’aide de la faculté pour mes inscriptions en BTS l’an prochain, améliorer ma lettre de motivation et mon CV et multiplier mes chances d’être sélectionné dans les établissements correspondant le mieux à mon projet professionnel. L’année prochaine, un AVS m’accompagnera au quotidien.

Pourquoi n’as-tu pas bénéficié d’un AVS cette année ?

Au lycée, un AVS m’a accompagné en individuel. Pour disposer de cette aide, il faut faire une demande auprès de la MDPH 6 à 7 mois avant la rentrée. Or, dans mon lycée, les élèves en situation de handicap n’ont pas eu accès à temps aux informations sur les aménagements possibles dans l’enseignement supérieur. Ce manque de renseignement concernant les procédures m’a pénalisé. Lorsque j’aurais reçu une réponse favorable d’un lycée pour l’année prochaine, je contacterai rapidement la MDPH.

Sais-tu de quel accompagnement tu pourras bénéficier ?

Normalement, je disposerai d’un AVS et c’est le plus important pour moi. Cet assistant représente une aide à la mobilité dans ma vie quotidienne : pauses déjeuners, prise de note, ascenseur… En cas d’absence, je pense que mes camarades m’aideront. Aujourd’hui, j’ai accès aux cours grâce à mes professeurs et mes camarades qui prennent soin de me les envoyer. Cependant, je préfère bénéficier d’un accompagnement individuel car cela me permet d’assimiler plus facilement les notions vues en cours. Ma sœur m’apporte également une aide supplémentaire lorsque je suis chez moi.

Est-ce que tu t’es senti intégré dans la vie de ton lycée ? A présent, comment se passe ta vie étudiante ?

Lors de ma scolarité au lycée, j’étais intégré parmi mes camarades contrairement à un de mes amis, atteint de la même maladie que moi. Je me définis moi-même comme quelqu’un de timide, et ma sœur m’incite à aller vers les autres à la fac.

Un message à faire passer ?

Je souhaiterais dire que, même si j’ai une maladie assez lourde, je suis déterminé à réussir dans la vie !

Propos recueillis par Antoinette Reyre,

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