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Témoignages Parrains

Gaël, un parrain en or !

C’est avec grand plaisir que nous avons retrouvé Gaël, étudiant à l’Université Panthéon-Assas, pour la Journée Handivalides du 27 février.

L’occasion de prendre des nouvelles sur l’avancée de ses études, le cécifoot qu’il pratique à haut-niveau et son regard sur l’intégration de la question du handicap au sein des études de droit, en discussion à l’université.

Photo de l'équipe de France de Cécifoot

Bonjour Gaël, merci de soutenir cette année encore la Journée Handivalides dans ton université ! Peux-tu nous dire où tu en es aujourd'hui dans ton cursus ?

C’est toujours un réel plaisir de contribuer de quelques manières que ce soit à cette journée. J’effectue actuellement un second master II en droit bancaire et financier à l’université Panthéon-Assas. J’ai également intégré, au début de cette année, l’école de formation du barreau de Paris.

Vers quelle carrière te destines-tu ? Quelles sont pour toi les prochaines étapes?

Même si je n’ai pas actuellement de plan de carrière strictement établi, je souhaiterais exercer, dans un premier temps en tous cas, la profession d’avocat au sein d’un cabinet de droit des affaires. Cela suppose que je termine mon master II en cours, et ensuite que je sois diplômé de l’école de formation du barreau afin d’avoir le statut d’avocat.

Tu as été vice-champion du monde de cécifoot, avec l'équipe de France, lors des Jeux Paralympiques de Londres. Peux-tu nous faire un retour sur cette expérience ?

Outre la grande satisfaction d’avoir obtenu cette médaille, qui plus est avec un groupe d’amis, ce qui m’a le plus marqué a été l’engouement sportif du public anglais pour des Jeux Paralympiques. Les nombreux supporters présents dans les stades ne donnaient pas l’impression de venir voir du sport pratiqué par des personnes handicapées, mais tout simplement du sport et des performances sportives.

Pour finir, je dirais que les Jeux Paralympiques, comme probablement les Jeux Olympiques, sont un peu hors du temps et du monde réel. Tout y est démesuré et la vie n’y est pas tout à fait ordinaire.

Est-ce difficile de concilier études supérieures sélectives et sport de haut niveau ?

Evidemment, suivre des cours à l’université de manière active tout en s’entraînant régulièrement pour diverses compétitions demande une bonne organisation et impose de longues journées. Mais j’ai la chance de suivre des études et de pratiquer une activité sportive qui me passionne, ce qui rend la conciliation beaucoup plus facile à réaliser.

Pour finir, la table ronde de la journée Handivalides a porté sur un projet de l'université de créer une formation professionalisante sur le thème du "Droit et du Handicap". Que penses-tu de cette initiative ?

Il me semble qu’il s’agit-là d’une idée fort intéressante, qui permettrait d’améliorer la connaissance et la compréhension des diverses normes pouvant s’appliquer aux situations de handicap. J’espère que cette formation rencontrera un vrai succès, en particulier auprès des étudiants « valides ». Enfin, je ne peux que me réjouir qu’une université de droit s’intéresse de près au droit du handicap, car j’ai la conviction que la qualité et la cohérence de l’ensemble des normes actuellement applicable peut tirer un grand bénéfice de la réflexion et de la critique des juristes.

Propos recueillis par Emilie Ouchet,

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