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Témoignages Parrains

Anaïs : « ma représentation mentale du handicap a beaucoup évolué au cours de ce projet »

Etudiante en première année à l’Ecole de Management de Normandie (Caen), Anaïs a co-organisé la journée Handivalides de son établissement le 8 avril dernier. Elle revient sur cette expérience pleine d’enseignements.

Bonjour Anaïs, pourquoi as-tu décidé de participer à l’organisation de la journée Handivalides ?

A l’EM Normandie, la question du handicap n’apparaît dans le parcours de formation qu’à partir du master. Or je viens d’intégrer cette école. Je n’avais donc aucune connaissance sur le sujet.

J’ai participé à la co-organisation de la journée Handivalides dans le cadre de l’unité d’enseignement de « développement personnel » que propose l’école aux étudiants de première année. Nous avons réalisé ce projet en groupe, en lien avec le Bureau des Initiatives, une association constituée principalement d’étudiants en master 1 et qui organise sur le campus diverses manifestations, dont la journée Handivalides.

Ce projet de développement personnel n’est pas obligatoire. Mais la journée Handivalides est une expérience passionnante. Il m’a semblé que cette forme de sensibilisation au handicap est à la fois ludique et accessible, donc très utile.

Ta perception du handicap a-t-elle évoluée ?

Je dois dire que ma représentation mentale du handicap a beaucoup évolué au cours de ce projet. Je ne sais pas si je suis mieux préparée à manager une équipe plurielle. Mais en tous cas, co-organiser une journée Handivalides ouvre l’esprit. Ce que j’ai vraiment retenu de la conférence, c’est qu’il faut regarder la personne dans son ensemble, pas seulement son handicap.

En participant au Cycle de Formation Handivalides (CyFoH), j’ai pu échanger avec l’équipe de Starting-Block ainsi qu’avec de nombreux étudiants en situation de handicap. Je ne connaissais pas de personne en situation de handicap dans mon entourage proche, il a donc fallu que je me renseigne un peu sur tous les handicaps qui existent.

J’ai découvert que la plupart des handicaps sont invisibles. J’ai aussi appris qu’il ne faut pas réduire les personnes handicapés à leur handicap. Il faut voir au-delà du handicap.

Ainsi, certaines questions restent sans réponse définitive. Par exemple, un Indien dans la ville est-il en situation de handicap ? Tout l’intérêt du sujet est que l’on peut apporter plusieurs réponses à cette question selon l’angle où l’on se place.

Comment s’est passée la journée ?

Nous sommes satisfaits de cette journée qui a attiré beaucoup de monde. J’estime qu’un peu plus de 400 étudiants ont été sensibilisés grâce aux ateliers.

C’est en partie lié au gros effort de communication que nous avons réalisé en amont pour faire connaître notre journée. J’ai collé des affiches, distribué des tracts… Je suis même intervenue en direct sur NRJ pour annoncer la journée ! C’était la première fois que j’étais interviewée par un média, donc c’était vraiment intéressant.

Les deux conférences organisées ont également été un succès. Les thèmes choisis correspondaient aux différents niveaux de sensibilisation au handicap des étudiants. La première, destinée aux néophytes, concernait la démystification du handicap. La deuxième s’adressait plus aux étudiants de master, en leur proposant d’imaginer les aménagements qu’ils pourront mettrent en place en tant que futurs managers pour leurs collègues en situation de handicap.

L’ensemble des étudiants en master 1 était présent. Déjà sensibilisés et formés à la thématique du handicap, ils ont rendu ces temps d’échange interactifs et donc intéressants. C’est d’ailleurs ce que recherchait l’équipe de Starting-Block, qui a provoqué et encouragé la réflexion sans nous imposer son savoir.

Un message à faire passer ?

Si j’ai un message à faire passer aux étudiants qui organisent les journées Handivalides sur les campus, c’est d’essayer de maintenir cette manifestation d’année en année. C’est très important dans les établissements où il y a peu d’étudiants en situation de handicap, spécialement dans une école de management comme la nôtre.