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Témoignages Parrains

Thomas : « La filière STAPS APA est peut-être la seule qui s’intéresse réellement au handicap ».

Thomas est étudiant en Master d'Education Thérapeutique à l'université Paris 13 de Villetaneuse. Il est aussi le fondateur et le président de l'association Handynamique P13, qui a co-organisé la journée Handivalides cette année.

Pendant ses rares moments libres, il participe à des événements de sensibilisation, accompagne des étudiants handicapés pendant leurs examens, organise des activités sportives pour de jeunes autistes...

Il revient sur ce « parcours d'engagement » déjà bien rempli !

Comment est né ton engagement auprès des jeunes en situation de handicap ?

J’aime le sport et je voulais faire une carrière dans le domaine paramédical. Au sein de l’UFR de STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), j’ai choisi la filière Activités Physiques Adaptées (APA), qui forme des spécialistes de l’intervention auprès de populations à besoins spécifiques, notamment les jeunes en situation de handicap.

Au cours de ma première année, j’ai participé à plusieurs événements liés au handicap, comme l’Intégrathlon du 93, les championnats de France de sport adapté… Mais j’ai vraiment découvert la réalité du handicap durant mon stage de deuxième année, que j’ai réalisé dans un club de foot fauteuil. Je me suis rendu compte que c’était super sympa et qu’il y avait une ambiance géniale!

En 3ème année, j’ai fait un stage avec l’Association d’Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD), maladie qui peut être à l’origine de divers handicaps. J’ai notamment participé à des sessions d’Education Thérapeutique, ce qui m’a convaincu de faire un Master spécialisé sur le sujet.

Parallèlement, j’applique ce savoir-faire en travaillant à temps partiel dans un centre de Clichy-sous-Bois, où je m’occupe d’un créneau sportif avec des jeunes autistes. Je suis également assistant d’étude, c'est-à-dire que j’accompagne les étudiants handicapés dans leur travail pendant les périodes d’examens.


Peux-tu nous raconter l’histoire de ton association ?

L’idée de créer une asso m’est venue en participant à une unité pédagogique de création de projet, dans le cadre de ma troisième année de licence.

Comme il n’y avait aucune association en lien avec le handicap à Paris 13, j’en ai parlé avec d’autres étudiants et ils ont tout de suite accroché. Nous avons créé l’association Handynamique, dont l’objet est de favoriser l’intégration et la réussite des jeunes en situation de handicap.

A toutes les étapes, nous avons été soutenus par des professeurs, comme M. Telleschi, directeur du Départements des Activités Physiques et Sportives de l’université, ou M. Chapelot, responsable de la filière STAPS APAS. Je tiens vraiment à saluer leur rôle dans la réussite de notre projet.

La filière STAPS a donc été précurseur sur ton campus. Comment expliques-tu cela ?

Tout d’abord, le sport est un facteur d’intégration sociale. Que ce soit pour les personnes handicapées ou pour les autres, le sport est l’un des meilleurs leviers dont nous disposons pour créer du lien social. Par exemple, la notion de respect, qui est fondamentale lorsqu’on cherche à inclure les étudiants handicapés, est à la base de toute pratique sportive.

Ensuite, pour les personnes en situation de handicap, le sport leur propose une activité qui leur permet de se dépasser, de sortir de leur quotidien parfois cloisonné. Toutes les études scientifiques réalisées sur le sujet prouvent que le sport a des effets très positifs, aussi bien au niveau psychique que physique.

Une autre explication est que la filière STAPS APAS est peut-être la seule qui s’intéresse réellement au handicap. Dans les autres filières, les gens n’y connaissent rien. Par exemple, quand on parle avec les étudiants en médecine, ils ne sont pas du tout au courant de ce qui existe. C’est quand même embêtant !

Quel est aujourd’hui l’objectif du projet Handynamique ?

A court terme, notre objectif est d’augmenter le rythme des événements. Nous allons renouveler la journée Handivalides et tenter d’ouvrir de nouvelles actions. Nous allons également essayer de faire en sorte que plus d’étudiants en situation de handicap nous rejoignent.

A plus long terme, nous souhaitons renforcer la politique handicap de notre établissement, en lien avec l’administration. Nous sommes candidats pour intégrer le Conseil d’Administration et la commission FSDIE (Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes) de l’université. L’avantage de notre projet, c’est que le handicap est rassembleur. On a donc toutes nos chances !