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Témoignages Parrains

David : « il m’est apparu évident que je devais compléter mes compétences sur le handicap »

David, étudiant en première année du Programme Grande Ecole, à KEDGE Business School (Euromed Management), à Marseille, témoigne de son expérience d'organisateur de la journée Handivalides.

Comment as-tu pris conscience que le handicap manquait à ton parcours de formation ?

L'élément déclencheur qui m'a donné envie d'intégrer ce projet est la lecture du livre d'Alexandre Jollien intitulé « Éloge de la faiblesse » pendant ma 2ème année de classe préparatoire. Dans ce livre, l'auteur s'interroge sur la notion de « normalité » à travers un échange imaginaire avec Socrate. Brièvement, il décrit les 17 années qu'il a passées dans une institution spécialisée pour personnes handicapées (IMC), il nous livre les différents obstacles qu'il a eu à affronter pour pouvoir suivre une scolarité dite « classique ».

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre et cela m'a fait réfléchir sur bien des aspects de la vie, au sens large. C'est pourquoi, je me suis rendu compte à quel point il était crucial pour moi d'en connaître davantage sur le handicap. Aujourd'hui, je suis très heureux d'avoir été retenu pour être membre du projet « Hand in Hand » de l'association étudiante Unis-Terre, car ce manque de connaissances est comblé au fur et à mesure des différents événements auxquels je participe.

En quoi cette lacune peut-elle être un obstacle pour ton parcours universitaire et professionnel ?

Dès la prochaine rentrée, en Master 1, je compte me spécialiser dans le domaine des ressources humaines (gestion des carrières, gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, recrutement, formation, etc.) Or, la gestion de la diversité en entreprise reste une question primordiale.

Par rapport à mon parcours professionnel, il m'est apparu évident que je devais compléter mes compétences sur le handicap. Par exemple, avant d'intégrer le projet « Hand in Hand », je n'avais même pas connaissance de la loi dite « handicap » du 11 février 2005.

Depuis que je suis membre du projet « Hand in Hand », j'essaie de saisir toutes les opportunités qui se présentent à moi afin d'en apprendre le plus possible. Par exemple, en octobre 2012, nous sommes partis au week-end de CyFoh (Cycle de Formation Handivalides) organisé par Starting-Block. J'ai tout de suite été amené à échanger avec des personnes en situation de handicap. Cela a été une réelle source de motivation pour en connaître encore plus.

Quelles actions as-tu entreprises pour changer les choses sur ton campus ?

Avec l'équipe de Starting-Block, nous avons organisé la journée Handivalides il y a quelques semaines. Dans le cadre du projet Hand in Hand, nous avions préparé un repas dans le noir à destination des étudiants et des professeurs. Au départ, l'événement était destiné à une vingtaine d'étudiants mais, face à l'engouement, nous avons vu un peu plus grand et avons organisé le repas pour 33 participants. Nous avons fait appel à une association marseillaise pour faire venir 3 personnes malvoyantes. Le but était que les étudiants échangent avec ces derniers et en apprennent davantage sur leurs quotidiens. Par exemple, un des intervenants a parlé des différentes techniques qu'il utilise afin de ne pas se tromper lorsqu'il rangeait ses courses.

Plus tard, en fin de journée, nous avons organisé une table ronde autour du thème de « La RSE en entreprise ». Nous avons fait venir un intervenant d'Eurocopter, une intervenante de Point P et une intervenante de Tremplin Entreprises. Il y avait aussi ma responsable du pôle sensibilisation qui représentait EDF car elle y est apprentie ainsi que Tomas et Nadia de l'équipe Starting-Block. Etant l'animateur de la table ronde, j'ai eu le sentiment qu'un réel échange a eu lieu entre les intervenants de la table ronde et le public constitué par les étudiants de l'école.

Que retiens-tu de cette journée Handivalides ?

Un réel succès ! Aux heures de pointe (entre 12h et 14h), il fallait même attendre son tour pour faire un atelier tellement il y avait de monde. C'était une réelle source de motivation.

Je pense qu'il ne faut pas oublier l'élément principal à la bonne réussite de cette journée Handivalides : la motivation de toutes les personnes ayant concouru à cet événement. Que ce soit les membres de l'équipe Starting-Block ou les membres du projet Hand in Hand, nous avions tous à cœur que cette journée soit réussie. Faire en sorte que le maximum d'étudiants de l'école participe aux ateliers était une des conditions sine qua non à cette réussite.