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Témoignages Parrains

Etienne : « ce type de sensibilisation devrait être systématique »

Etienne, 26 ans, est administrateur du Montpellier Club Handisport. Il a accepté de parrainer la journée Handivalides de l’école Sup de Co Montpellier, qui s’est déroulée le 5 février dernier.

Pourrais-tu nous présenter ton parcours?

A 18 ans, j’étais en Terminale Scientifique, lorsque j’ai eu un accident à l’origine d’un handicap moteur. J’ai pu passer une partie des examens pendant ma rééducation, dans le centre où je vivais à l’époque. J’ai passé l’autre partie par la suite, en candidat libre. Ca a été un peu dur de bachoter seul avec les documents du CNED. Mais finalement j’ai obtenu mon bac du premier coup.

Depuis, j’ai repris le sport à haut niveau. Je pratique le tennis, le badminton et le ski en fauteuil. Le sport que je préfère, c’est le FTT, une sorte de quad en beaucoup plus léger qui me permet de me balader partout dans la nature. Je participe à des compétitions qui me permettent de retrouver les mêmes sensations que j’avais quand je faisais du VTT. Depuis trois ans maintenant, je suis administrateur du Montpellier Club Handisport, principal club handisport de la ville. Je m’occupe notamment de la communication événementielle.

Quels sont les obstacles que tu as pu rencontrer pendant tes études ?

J’ai suivi des études d’économie à l’université, mais des soucis de santé m’ont contraint à abandonner au bout d’un an. L’accessibilité du bâtiment n’est pas en cause : les amphis et salles de cours étaient accessibles en fauteuil. En revanche, aucune disposition n’était prévue pour aménager les horaires de cours en fonction de mon emploi du temps contraint par mes soucis de santé.

De mon expérience, j’ai pu aussi constater que certains aménagements permettraient d’améliorer la socialisation, comme par exemple des accès en fauteuil pour toutes les rangées de sièges dans les amphithéâtres. Cela m’aurait permis de m’asseoir ailleurs qu’au premier rang et de rejoindre mon groupe d’amis dans l’amphi. Ce sont des petites choses, qui n’ont l’air de rien, mais qui peuvent faciliter beaucoup l’inclusion sur le campus.

Qu’as-tu pensé de cette journée Handivalides ?

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la motivation des étudiants organisateurs. C’était très agréable. Pendant la conférence, les gens ont écouté et posé plein de questions.

J’ai aussi trouvé les ateliers très utiles pour montrer certaines choses. Je pense que ce type de sensibilisation devrait être systématique dans tous les établissements d’enseignement supérieur.

Quand j’étudiais à la fac, les gens étaient surpris quand je leur disais que je conduis, que je fais du sport, que je sors avec des amis… Si l’information circulait mieux sur le handicap, ça permettrait de faire évoluer les mentalités. Les jeunes doivent prendre conscience que chaque handicap est différent et qu’à chaque fois, il existe une solution adaptée.

Comment envisages-tu ton avenir ?

Je pense reprendre un cursus universitaire en septembre. Je me suis rendu compte que j’ai absolument besoin d’un diplôme pour m’insérer professionnellement. Je pense bien sûr à Sup de Co Montpellier. Au cours de la journée Handivalides, j’ai discuté longuement avec des professeurs qui m’ont donné envie de tenter ma chance !