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Portrait d'Emma, marraine de journée Handivalides

Emma, entourée de ses assistants d'études

Jusqu’aux grandes écoles et au-delà. Emma Merheb, étudiante de 18 ans en situation de handicap moteur, compte bien intégrer une prestigieuse école de commerce après son DUT. Marraine de journée Handivalides, elle témoigne pour prouver que handicap et grandes écoles peuvent se conjuguer ensemble.

La campagne Handivalides, c’est des ateliers, des forums, des tables rondes… Et aussi des rencontres. À 18 ans, Emma est en première année de DUT gestion des entreprises et administrations à l’IUT Louis Pasteur de Schiltigheim (Alsace). Choisie pour être marraine de la journée de sensibilisation qui se déroulait le 4 mars 2015 dans son établissement, elle se confie sur son parcours, ses aspirations… et raconte son espoir de voir évoluer le regard sur le handicap.

Les jeunes, clé de l’intégration

Emma a accepté le rôle de marraine d’un jour sur la Campagne Handivalides car à ses yeux, on n’évoque pas assez le handicap dans les établissements d’enseignement supérieur. D’après l’étudiante, la sensibilisation des jeunes est cruciale parce que « ce sont eux qui pourront agir dans l’avenir en faveur de l’intégration des personnes en situation de handicap dans la société ».

Sur la loi de 2005 sur l’égalité des chances, la jeune fille est lucide ; elle reconnaît qu’il y a eu certaines avancées depuis dix ans mais malheureusement, elle reste confrontée à des problèmes d’accessibilité, chaque jour.

Emma déplore notamment le manque de représentation des personnes en situation de handicap, « que ce soit dans la société en général, dans les médias, ou sur le campus ». Ainsi, elle regrette de n’avoir rencontré aucune autre personne en situation de handicap pendant toute sa scolarité : « il y a des personnes en situation de handicap à tous les niveaux de la société, sans distinction de classe ni d’âge, alors pourquoi nous ne les croisons pas au quotidien ? », questionne-t-elle.

Pour l’étudiante, les jeunes en situation de handicap ne sont pas assez intégrés et il y aurait fort à faire dans ce domaine. Peut-être par le handisport, espère-t-elle : « Le sport, en tant qu’activité collective, peut renforcer la cohésion dans un groupe. Je pense donc que le handisport permet de souder des individus, de faire découvrir des activités, de sortir de sa routine et de s’amuser ! ».

Un parcours inspirant

Emma reste cependant positive sur son propre parcours. L’IUT où elle suit ses cours est accessible aux personnes en fauteuil roulant. D’autre part, elle a l’impression de s’être bien intégrée à la vie du campus, notamment grâce à l’équipe d’assistants d’études qui l’accompagne au quotidien. En contrat avec la mission handicap de l’IUT, ceux-ci aident Emma pour les déplacements sur le campus, l’installation en salle de cours et la prise de notes.

Elle est déterminée à poursuivre ses études, quelles que soient les embûches qui se dresseront sur sa route. L’année prochaine, elle souhaite obtenir son DUT, puis intégrer une école de management. La jeune fille voudrait s’inscrire à la Strasbourg Business School, également accessible pour les personnes en fauteuil roulant.

L’étudiante semble marcher dans les pas de Thibaud Bry, un ancien parrain de journée Handivalides en 2012 et en 2014, qui a également suivi un cursus à l’école de commerce strasbourgeoise. Emma n’est pas la première étudiante en situation de handicap à intégrer une grande école et elle ne doit pas être la dernière : espérons que son parcours encouragera de nombreux autres jeunes en situation de handicap à suivre ses traces !

Anna, volontaire à Starting-Block