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A Supelec, on s'intéresse au handicap invisible

Lors de la Journée Handivalides de Supelec campus de Gif sur Yvette, le 6 février, on s’est intéressé au handicap invisible, parce qu'il faut bien le rappeler, 80% des handicaps le sont. Sur ce temps de réflexion, étaient présents le responsable de la mission Handicap d'école, M. Lionel Husson, les étudiants membres l’association Handélec, Dominique Delwaide, Directrice Opérationnelle de l'Association @talentEgal, Tomas Graff, Chargé de mission Campagne Handivalides et Vincent CLUZAUD, représentant de l'Association Française des Diabétiques.

Photo de la table ronde

La question du handicap invisible nous renvoie aux problématiques d’adaptation et d'inclusion dans la vie quotidienne et étudiante. Dans un premier temps, la discussion s’oriente sur le handicap dans sa globalité : sa définition, le cadre légal, l'insertion professionnelle, les aménagements possibles.

Justement, est-ce plus difficile d’aménager un poste lorsqu'il concerne un handicap invisible ? Pense-t-on intuitivement à la compensation du handicap pour ces personnes ? Quelles sont les réactions de l'entourage ?

Les intervenants répondent : il existe effectivement des compensations. Dans le cas de la dyslexie par exemple ont été créées des polices de caractères qui facilitent la lecture sans pour autant gêner les autres étudiants. Il est aussi possible d’imprimer les documents dans une police plus grande, ou encore d’augmenter les contrastes, etc.

Le handicap invisible pose surtout le problème d'identification du besoin de l'étudiant notamment pour les professeurs, souvent peu formés et peu informés.

Des aménagements compensatoires existent donc, mais finalement, très peu sont mis en place, pourquoi ?

D’abord parce que de nombreux étudiants ne déclarent pas leur handicap. Dans la population globale étudiante, de 2,3 millions d’étudiants, seuls environ 0,5% sont déclarés en situation de handicap. Encore aujourd'hui, le terme de « handicap » est connoté très négativement. Il est difficile de franchir le pas de la déclaration, cela implique d’avoir accepté son handicap, ce qui n’est pas toujours le cas, d’autant plus lorsqu'il s'agit d'un handicap invisible.

La question de la compensation pose directement la question de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

Romain, jeune actif en situation de handicap moteur, nous explique qu’il n’a pas fait le choix de se déclarer en situation de handicap en tant qu’étudiant car il n’en ressentait pas le besoin. Il a, en revanche, choisi de le faire en tant que salarié, au nom de l’égalité des chances.

La discussion converge ensuite sur l’importance de l’environnement direct et humain de la personne en situation de handicap. Aménager un poste, faire les démarches de déclaration, accepter son handicap, sont autant d’étapes clés ; mais c’est l’environnement humain, qui va le plus influer sur l’intégration réelle qu'il s'agisse du milieu étudiant ou du monde professionnel, d’où l’importance de la sensibilisation et de la formation au handicap, dans les établissements scolaires et dans le monde du travail.

Sasha Rubillion, Starting-Block

A lire le témoignage de Victoire, étudiante dyslexique, réalisé dans le cadre de la Campagne Handivalides