Navigateur incompatible avec le site Starting Block
Conteneur global
Fil d'ariane
AccueilLa campagneActualitésLe Tutorat Handivalides récompensé par la Mairie de Paris

Actualités

Le Handicap bientôt au programme de l’IOGS !

C’est le genre de temps de réflexion qui fait avancer les choses ! Dans le cadre de la journée Handivalides organisée le 3 avril à l'Institut d'Optique Graduate School (IOGS), les responsables de la formation d’une grande école échangent avec des étudiants sur la mise en place de modules de formation sur le handicap. Le dialogue a été sympathique et constructif, mais surtout efficace : dès la rentrée 2013, tous les étudiants de l’IOGS bénéficieront de temps spécifiques handicap intégrés à leur cursus.

Comme pour la plupart des établissements supérieurs, la situation actuelle de l’IOGS sur le sujet qui nous occupe n’est pas brillante. Aujourd’hui, la question du handicap n’y est tout simplement pas du tout abordée. Pourtant, l’école dispense des cours scientifiques autour de l’image et donc de la vision, mais aussi des enseignements visant à ouvrir les étudiants sur la société, comme les cours de communication, de ressources humaines ou de langue.

Préparer l’accueil de collègues handicapés ou former des professionnels conscients ?

Pour Bérengère Millon, chargée de mission formation à Starting-Block, la question est de savoir si l’objectif pour l’IOGS est de préparer les élèves à travailler avec des collègues en situation de handicap, ou s’il s’agit d’inciter les futurs ingénieurs à prendre en compte l'impact de leur travail dans le quotidien des personnes handicapées.

« La volonté de l’école est que tous les étudiants puissent avoir au moins des informations juridiques et statistiques de base sur le handicap, explique Cathel Tourmente, responsable administrative de la vie étudiante. Comment on devient handicapé, que font les entreprises, comment prendre en compte le handicap en terme de management… »

Sébastian Botosezzy, étudiant en deuxième année à l’IOGS, porteur d’une cécité à l’œil gauche et parrain de la journée Handivalides, abonde en faveur de la création d’enseignements sur le handicap : « Le mieux serait une première séance de sensibilisation, puis revenir quelques semaines plus tard, une fois que chacun a pu y réfléchir, avec des informations plus factuelles et techniques ».

Comment faire pour ajouter un module handicap dans un emploi du temps déjà trop serré ?

Pour Loïc, étudiant à l’IOGS et membre du l’association Club Huma : « Il faut éviter de placer un enseignement handicap au début de l’année, car on a déjà trop d’informations à intégrer. En revanche, vers la fin de l’année ça peut compléter les cours sur le monde de l’entreprise. »

Dans l’idéal, il faudrait que chaque professeur intègre dans son cours la prise en compte du handicap. « Plutôt que de créer un cours sur le droit du handicap, il faudrait que le cours de droit du travail aborde cette notion », explique ainsi Tomas Graff, chargé de la campagne Handivalides de Starting-Block.

Denis Boiron, responsable de la formation de première année, propose de mettre en place en début d’année une conférence d’un ingénieur chercheur en optique ayant travaillé sur un dispositif de canne laser pour malvoyants. Un module d’une demi-journée sur le handicap sera intégré en deuxième partie d’année. Enfin, les étudiants pourront choisir de réaliser leur « projet d’ouverture » obligatoire sur le thème du handicap, à raison de deux heures par semaine.

Une coopération « modèle »

Rares sont les établissements qui, comme l’IOGS, osent aller au-delà des simples déclarations d’intention et mettent en place concrètement des enseignements prenant en compte le handicap. Il est clair que la campagne Handivalides et la mobilisation des étudiants eux-mêmes contribuent à faire bouger les administrations. Starting-Block est particulièrement bien placée pour faire le lien indispensable entre les établissements, les associations étudiantes et les entreprises. Mais ce sont aussi des expériences innovantes comme le programme mis en place par l’IOGS qui peuvent servir de modèle à d’autres établissements et leur montrer que « c’est possible ».