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Portrait SENS - Avenir en Héritage

 









Nous dressons le portrait d’Avenir en Héritage avec Jean Christophe Pauget qui fait partie de l’équipe AeH depuis la création de l’association en 2009.

Pour commencer Jean Christophe, dis-nous ce qu’est-ce que c’est Avenir en Héritage?

AeH est une association avec plusieurs axes de travail mais qui ne veut pas être classée dans une en particulière, nous croyons en la transversalité des thématiques et des engagements. Nous utilisons les méthodes d’éducation populaire et nous voulons développer notre dimension liée à l’économie sociale et solidaire.
En termes de valeurs l’association milite pour le changement des rapports actuels de la Solidarité Internationale car nous voulons mettre l’accent dans la détermination et l’autonomisation des porteurs de projets. Nous croyons que c’est aux acteurs locaux de décider de leur avenir et pour cela il y a un travail important à faire pour rendre réel le mot « coopération ». Et bien sûr un travail sur la valorisation de la force qui apporte la différence.

Les mots clés d’Avenir en Héritage sont : Empathie, engagement, expérimentation et développement de l’autonomie. Ce qui découle dans notre engagement dans l’Education à la citoyenneté et solidarité internationale.

Le but ultime est de « Construire un pont entre les mondes ». Construire à partir de la richesse qui porte la diversité.

Quels sont les faits marquants dans l’histoire d’Avenir en Héritage?

Premier fait marquant c’est l’arrive de premiers volontaires en service civique en 2010, car il s’agit d’un fait qui a créé le lien intergénérationnelle et qui nous a demandé d’adapter tout  un dispositif d’accompagnement au cœur de notre fonctionnement.

Le deuxième fait marquant a lieu en 2012 et c’est la création d’un poste salarié au sein de la structure. C’est marquant car cela nous demande toute une démarche de professionnalisation, en quelque sorte on monte d’un cran en tant qu’organisation.

La troisième date marquante s’étale un peu sur plusieurs années. Il s’agit des accréditations de notre travail, la reconnaissance de la qualité par certains labels par exemple : jeunesse et éducation populaire, Service Civique, l’accréditation Service Volontaire Européen et aussi l’adhésion à des réseaux comme RITIMO et SENS.

Une quatrième étape marquante c’est la nouvelle configuration des régions qui a rendu possible une ouverture géographique. Il faut que nous stabilisions la croissance de l’association mais quoi qu’il en soi, ceci fait nous permet d’évoluer et d’atteindre d’autres territoires.

Et le dernier fait marquant est la prise de la direction de l’association par un ancien service civique Matthieu Delhaye. Ce fait marque un passage de flambeau générationnelle !

Vous faites partie du réseau SENS depuis 2013, qu’est-ce qui vous a poussé à nous rejoindre ?

Les dynamiques réseaux nous intéressent car nous croyons dans les économies d’échelle et dans l’impact important que nous pouvons avoir en travaillant ensemble. Il y a toujours beaucoup de difficultés à travailler à plusieurs dans le milieu associatif mais nous avons décidé d’aller chercher des nouvelles choses dans les réseaux et parler de nous pour apporter aussi notre regard. Il s’agit d’un jeu gagnant-gagnant qui génère des synergies. Un réseau organisé peut créer une vraie intelligence collective.

Plus particulièrement pour SENS, je pense que ce qui nous a attiré c’est le regard critique du réseau sur les dynamiques de la solidarité internationale. L’ECS met en valeur la solidarité et la citoyenneté dans leur sens large.

Quels sont vos principaux projets pour 2017?

Nous avons le défi de la consolidation de l’existant. Nous nous trouvons face à la suppression des contrats aidés. Nous devons stabiliser les ressources en interne c’est à dire développer notre offre de formation et trouver des nouveaux financements.

Nous devons aussi mieux maitriser l’ouverture géographique, nous passons d’une action concentrée presque entièrement à la Rochelle pour aller vers des activités dans la Nouvelle Aquitaine.

Un défi double c’est l’accueil de nouveaux services civiques. Car il y a la partie accompagnement qui doit toujours évoluer et d’autre part, il s’agit aussi d’un dialogue avec les partenaires  pour bien diriger les efforts de l’équipe en fonction des besoins du territoire.

Et le dernier défi mais peut être le plus important c’est de questionner notre organisation actuelle. Nous devons analyser si nous voulons continuer d’être une association ou si nous voulons aller plus vers une organisation de l’économie sociale et solidaire. Nous nous trouvons face à une précarisation de l’action associative et nous croyons que c’est nécessaire d’accorder une place et une valeur au travail que nous faisons dans les thématiques liées à l’ECSI. Ce n’est pas un travail moins important que celui d’une école de commerce ou d’autres institutions qui se trouvent loin de la précarité et pourtant.  

Nous avons donc un combat de valorisation de l’action solidaire et nous voulons mener ce combat avec les réseaux et les partenaires!

 

Merci beaucoup Jean Christophe et la meilleure énergie, pour la team Avenir en Héritage et vos projets cette année !

 

Propos recueillis par César, animateur du Réseau SENS