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AccueilActualitésPortrait« Les journées de jumelage sont toujours trop courtes »

Rencontre avec une asso du réseau SENS : JAME

L'association JAME, comme ‘’Jeunes pour l’Accueil et la Mobilité à l’Étranger’’ a rejoint le réseau SENS en 2015. César est allé en savoir plus sur leur démarche et leur histoire !

Jonas, peux-tu nous raconter comment est née JAME ?

L’association « Jeunes pour l’Accueil et la Mobilité à l’Étranger » (JAME) a vu le jour en 2014. Avant sa création, nous participions de manière informelle au Réseau Jeunes Afrique Asie (RJAA) et au Réseau Jeunes Amérique Latine (RJAL) du Ministère de l’agriculture, qui proposent des sessions de préparation au départ et valorisation retour pour les jeunes de l’enseignement agricole. Aujourd'hui ces deux week-ends annuels sont co-organisés et animés par des jeunes animateur/-trice-s bénévoles de JAME : l’équipe est composée de personnes qui ont voyagé et qui connaissent le contexte de certains territoires.

Ces sessions se déroulent de la manière suivante : le vendredi, et samedi matin ont lieu la «session retour » pour les jeunes déjà partis en stage. Ils se retrouvent pour échanger et partager leurs expériences et leurs émotions. Ils effectuent même un bilan de compétences et sont informés sur les types de volontariat possibles par la suite. Cette session dure jusqu’au samedi midi.

En petit groupe, un climat de confiance s’installe afin que chaque participant-e puisse exprimer ce qu’il-elle a vécu. Il est en effet parfois difficile de mettre des mots sur ce que l’on vit durant notre séjour et difficile de parler de ses ressentis, notamment à sa famille et ses amis. Ces week-ends sont des moments où les participant-e-s peuvent revenir sur des souvenirs cachés dont ils n’ont jamais parlé.

A partir du vendredi soir et jusqu’au dimanche midi, c’est la « session départ ». Les jeunes participent à différentes animations, en particulier sur l’interculturalité, les craintes et les attentes du stage à l’étranger et des ateliers d’échanges par pays. Le samedi soir, les participant-e-s sont invité-e-s à une soirée qui peut prendre la forme de concerts, de danses, de pièces de théâtre ou encore de conférences gesticulées. C’est une belle soirée dans la bonne humeur !

Ces week-ends sont une belle occasion pour les jeunes et leurs accompagnateur/-trice-s de se rencontrer, d’échanger et éventuellement de trouver un stage, pour ceux qui n’en ont pas ! Les rencontres et échanges d’expériences font la richesse de ces deux week-ends, qui regroupent en moyenne une centaine de jeunes.

La popularité de ces week-ends nous a donné envie de briser les frontières de l’enseignement agricole pour pouvoir proposer ces types d’animations auprès d’autres établissements, et en dehors des week-ends des réseaux. L’ensemble des animateurs des réseaux jeunes s’est donc rassemblé pour créer l’association JAME, dont l’objet est de promouvoir les échanges interculturels. Aujourd’hui en tant qu’association, nous pouvons intervenir dans tous les lycées de France où il y aurait un besoin de formation à la rencontre interculturelle. Les animateur/-trice-s sont réparti-e-s à l’échelle nationale. On compte une quinzaine d’animateur/-trice-s et une vingtaine de co-animateur/-trice-s de réseaux géographiques dans toute la France.

Et toi Jonas, quel est ton rôle dans JAME ?

Je suis animateur bénévole dans les réseaux jeunes du ministère de l’agriculture depuis 2012 et je fais partie du conseil d’administration depuis la création de l’association en 2014. Je réalise des interventions dans les lycées qui ont besoin d’une préparation et/ou d’une valorisation de stage et j’effectue des interventions sur l’Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI) sur la demande des structures.

Comment as-tu connu JAME ?

J’ai intégré les réseaux jeunes en 2012 car j’effectuais un BAC Gestion des Milieux Naturels et de la Faune dans un lycée agricole. Dans ce cadre, je suis parti trois semaines au Bénin. Avant mon départ, je devais bénéficier d’une préparation au départ, j’ai alors participé au RJAA en janvier 2012. C’est quelques mois plus tard que je me suis engagé en tant qu’animateur bénévole au sein des deux réseaux jeunes. En 2014, j’ai participé à la création de l’association JAME avec une poignée d’autres animateurs afin que d’autres structures puissent bénéficier de nos compétences en animation.

À ton avis quel a été le moment clé pour JAME l’année dernière ?

Le moment clé pour JAME a été sans doute la création de l’association, qui fonctionne de manière collégiale, avec un bureau mais sans président-e. Nous avons toutes et tous le même statut et nous nous organisons selon les compétences et la motivation de chacun-e sur et pour les besoins de l’association.

Et à l'avenir ? Quels sont les projets clés de l'association ?

Actuellement, nous comptons davantage sur le développement de nos compétences, l’amélioration et la nouveauté d’ateliers lors de nos futurs week-ends de formation. Afin de mutualiser les compétences en animation (méthodes et outils pédagogiques) des animateur/-trice-s et les ressources, l’association participe à des formations à l’Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI) : le Wiki Week-end 2015 d’Étudiants & Développement et le 25ème Weekend d’Échanges et de Formation (WEF) 2016 du réseau SENS. La formation de nos jeunes passe par la formation de notre équipe d’animateur/-trice-s aussi régulièrement que possible !

À l’avenir, nous souhaitons effectuer des interventions tout au long de l’année et partout dans les lycées français, en fonction des demandes et non plus simplement que deux week-ends par an. Le 7 avril dernier, deux animateurs de l’équipe réalisaient un atelier sur la barrière de la langue, lors de la Journée Régionale de la Coopération Internationale des établissements agricoles, au LEGTPA de Dax, en Aquitaine. Nous sommes aussi intervenus à la journée de PPLC (Préparation Pédagogique Linguistique et Culturelle) de leur programme, le 1er juin au LPA de Tonneins (47).

Aussi, nous voulons ouvrir l’approche de la rencontre interculturelle en intégrant la préparation à l’accueil. Partir c’est une chose, mais accueillir est primordial. Il s’agit du vivre ensemble quel que soit le lieu où l’on se trouve.

Depuis combien de temps faites-vous partie du Réseau SENS et pourquoi avez-vous adhéré ?

En tant que réseau, nous avons adhéré pour la première fois en 2011, et là en 2015 pour l’association JAME en tant que telle.

Si tu devais convaincre une autre association d’adhérer à SENS que dirais-tu ?

Je dirais que c’est un regroupement de partenaires potentiels, avec qui l’on peut échanger et partager des ressources et des contacts autour de l’animation. C’est 80 partenaires avec qui nous pouvons travailler et évoluer.

Pour contacter l'équipe de Jame : assos.jame@gmail.com

César, animateur du réseau SENS