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Marion, bénévole SENS

Le jeu des chaises lors du week end de formation SENS de mars 2009Marion nous raconte comment elle est devenue animatrice d'ateliers d'immersion auprès de collégiens.

"Ma petite sœur, qui fait partie d'une association du réseau SENS, avait été invitée à un WEF sur le thème de l'éducation au développement organisé par Starting-Block. Moi, je ne faisais partie d'aucune association car je sortais de classe prépa et je n'avais pas encore pris le temps de me pencher sur la question, mais comme je revenais d'un voyage humanitaire au Togo, elle a pensé que ça pourrait m'intéresser. Et elle a eu raison...

Je l'ai accompagnée et nous avons passé deux jours à réfléchir sur les différentes manières de mettre en œuvre une solidarité internationale, et surtout sur les différentes manières de sensibiliser les gens aux réalités des pays en développement par le biais de jeux. Ça m'a aidé à remettre en cause tout un tas d'idées sur l'aide humanitaire, et à comprendre que les bonnes intentions ne suffisent pas. D'autre part, comme je me prépare à devenir professeur de français, découvrir des moyens nouveaux de faire passer un message complexe m'a tout de suite beaucoup intéressée.

A la fin du week-end, j'ai donc laissé mon adresse mail et mon numéro de téléphone à Solène, volontaire à Starting-Block en lui disant que j'étais disponible, et que j'étais particulièrement intéressée par les actions de sensibilisation en milieu scolaire.

J'ai participé au jeu « les Villageois de Diambey » : c'est un jeu de rôle qui se pratique avec des sixièmes ou des cinquièmes, chacun devant s'identifier à un personnage d'un village du Sénégal qui a créé une association. Il s'agit alors de choisir le projet qui sera financé par l'association afin d'améliorer la vie des villageois. Nous sommes allés dans des collèges dits « difficiles », et j'étais contente de voir que des enfants qui se sentaient déjà rejetés par le système scolaire, (et qui le rejetaient en retour), parvenaient à se donner autant avec nous, à rester concentrés aussi longtemps. Je me souviens d'une enseignante qui nous disait, à la fin d'une séance : « vous ne vous rendez pas compte, ils sont restés deux heures dans une pièce à réfléchir, sans pause, et ils ne se sont même pas énervés une seule fois. »

Cette année, je suis étudiante en master 1 de lettres modernes, et je prends aussi des cours de musique dans un conservatoire, mais j'espère que j'aurai quand même le temps de participer à des actions de sensibilisation auprès de collégiens ou de lycéens avec Starting-Block !"

Propos recueillis par Marjolaine Gèze