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Mathilde Dupré

Mathilde en animation jeu des chaises aux Solidays 2007Mathilde Dupré a rejoint Starting-Block en tant que bénévole quand elle était étudiante à Sciences Po. Aujourd'hui elle est chargée de plaidoyer pour l'ONG CCFD-Terre Solidaire.

Comment as-tu rencontré Starting-Block ?

En débarquant à Sciences Po Paris depuis mes Alpes natales, je cherchais une association dans laquelle m'engager, qui me ferait sortir des murs de cette école et rencontrer des étudiants avec des profils divers, motivés par les mêmes valeurs et l'envie de faire bouger les choses. J'ai rejoint Insolens, une asso membre du réseau Sens qui a lancé les repas insolents, puis j'ai continué avec Starting-Block.

Quel a été ton ressenti du temps passé à Start ?

Pour ma part, ça a été une expérience un peu en pointillés, en raison d'une vie étudiante entrecoupée de séjours à l'étranger (au Mexique et au Sénégal notamment). Mais c'était une expérience assez riche et forte pour avoir envie de renouer le contact dès que je posais mes valises sur Paris !

Start c'était pour moi un espace ultra convivial, un espace ouvert sur l'extérieur, qui nous donnait l'occasion d'arpenter les collèges et les lycées d'Ile de France pour aller titiller les esprits tout en se formant nous même au contact des structures et des professionnels du monde associatif de la solidarité internationale.

Mes meilleurs souvenirs sont certainement liés aux dîners insolents dont les scenarios devenaient de plus en plus compliqués au gré des improvisations des participants et des animateurs. Et aussi peut-être nos activités pendant les Solidays, y compris les sauts à l'élastique en tandem Handivalides !

Comment es-tu devenue chargée de plaidoyer au CCFD ?

Mon expérience à Start n'y est certainement pas pour rien. Elle aura été un bon et solide fil rouge entre le début de mes études, mes divers séjours dans des pays du Sud et un master en économie du développement. C'est également avec Start que j'ai découvert le CCFD – Terre solidaire, où je travaille depuis 4 ans.

Je suis maintenant chargée de plaidoyer sur le financement du développement, et je travaille en particulier sur les questions de paradis fiscaux. Avant cela, j'avais travaillé un an sur un projet de recherche sur les investissements des chinois au Mali et au Bénin et j'avais rejoint le CCFD comme chargée d'étude à la Direction Générale, un poste de junior à l'époque, comme il y en a malheureusement trop peu dans ce secteur.

En quoi consiste ton travail de chargée de plaidoyer ?

Chargée de plaidoyer c'est un boulot multitâches dans lequel j'apprends énormément de choses. L'objectif est de faire changer les règles du jeu pour mettre fin au pillage des ressources dont sont victimes les pays en développement. Pour cela, il faut renforcer des lois, créer des règles et instaurer des sanctions en France, en Europe et dans les organisations internationales, notamment pour obliger les entreprises multinationales à payer des impôts là où elles sont et les empêcher d'aller mettre à l'abri leurs profits dans les paradis fiscaux.

Concrètement, dans mon boulot, il y a une partie de recherche et de publication de rapports ; une partie de travail en réseaux avec des alliés français, européens et internationaux ; des rendez-vous politiques avec les décideurs ; des relations régulières avec les journalistes, des interventions lors de conférences publiques et la préparation d'activités de mobilisation citoyenne.

Réutilises-tu des connaissances ou des compétences acquises lors de ton passage à Start ?

Je n'ai maintenant plus beaucoup de relations avec Start mais je continue à suivre les activités de l'association de loin et je suis super heureuse de voir que les générations d'étudiants se succèdent et réinventent en permanence l'association ; toujours avec la même détermination et le même enthousiasme.

Et il est clair, avec le recul, que mon passage à Start m'a beaucoup aidé pour faire ce que je fais aujourd'hui : j'y ai découvert le secteur de la solidarité internationale, je me suis formée sur la solidarité internationale et sur les méthodes d'animation, j'ai découvert ce qu'étaient les campagnes de plaidoyer et l'éducation au développement. Mon court passage au CA m'a également permis de me familiariser avec la « cuisine interne » de la vie d'une association.

Avec du recul, que penses-tu de Starting-Block, ses forces, ses points à améliorer ?

La grande force de cette association c'est son ouverture. Elle met un point d'honneur à vivre au quotidien l'inclusion et la participation de tous et c'est très précieux. Pour les points d'amélioration, je me souviens de m'être plainte parfois de passer plus de temps en réunion que de temps en train de développer des activités concrètes... Mais ça a peut-être changé? ;-)

Propos recueillis par Jean-Marc Delaunay, Starting-Block