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Campagne Handivalides : cap sur le handisport

Ninjustu à l'aveugleL’édition 2015 de la Campagne Handivalides a décidé de mettre à l’honneur le handisport. Une pratique qui a deux avantages : vecteur d’intégration pour les personnes en situation de handicap et outil ludique de sensibilisation au handicap pour les personnes valides.

Torball, boccia, sarbacane, volley assis… Le monde du handisport et du sport adapté recèle de nombreuses pépites méconnues, que la campagne Handivalides tente de populariser auprès du grand public.

Sport adapté et handisport

Quelle est la différence entre « sport adapté » et « handisport » ? Ce dernier, représenté par la Fédération Française de Handisport, s’adresse surtout aux personnes ayant un handicap moteur, physique ou sensoriel. Pour pratiquer un sport, ces personnes ont besoin d’une adaptation au niveau du matériel en adéquation avec leur handicap. En revanche, les règles restent les mêmes que pour les valides.

Le sport adapté, lui, s’adresse plutôt aux personnes en situation de handicap mental. La Fédération Française du Sport Adapté, créée en 1971 par des familles de personnes en situation de handicap mental, s’applique à adapter les règles des sports, plutôt que le matériel, car le problème vient surtout de la compréhension et non de l’inadéquation du matériel.

La Sarbacane, un sport adapté

Deux fédérations différentes, mais un même objectif : rendre la pratique sportive accessible au plus grand nombre de personnes en situation de handicap.

En effet, le sport, grâce à une pratique adaptée au handicap des participants, peut devenir un véritable facteur d’intégration sociale pour ces personnes. Il encourage le collectif et l’esprit d’équipe, il peut aider les personnes à retrouver confiance en elles et surtout à vaincre les complexes liés à leur handicap.

(Bien sûr, le sport peut aussi avoir des effets négatifs et provoquer des douleurs indésirables : il est surtout important d’adapter la pratique sportive à un niveau individuel en fonction du handicap de chacun et de son potentiel et d’en discuter avec son médecin.)

Des athlètes et des sports

Le sport peut aussi être un excellent moyen de sensibiliser les personnes valides au handicap. C’est sur cette idée que l’équipe Handivalides a proposé divers handisports sur les campus : ainsi la journée de campagne à l’UFR STAPS de Caen a permis de présenter quelques sports adaptés, tels que la sarbacane.

D’autre part, le Torball, football destiné aux personnes déficientes visuelles, ou le Volley Assis pour les personnes à mobilité réduite ont rencontré un franc succès auprès des étudiants. Ces derniers n’en connaissaient pas l’existence auparavant mais ont tous félicité l’accessibilité de ces sports aux personnes en situation de handicap.

Handisport

Lors de la journée Handivalides à l’université Paris 6 (UPMC), le Comité Régional d’Île-de-France de la Fédération Handisport s’est associé à l’équipe pour proposer encore davantage de handisports. Les étudiants ont ainsi pu découvrir le tennis et le basket en fauteuil, le tir sportif… A l’université Paris 7 (Diderot), ils ont pu tester le ninjustu à l’aveugle, le rugby en fauteuil, le handi-badminton, l’handiboxe…

Handisport

Le Handisport est aussi mis à l’honneur grâce aux parrains et marraines de la Campagne. Delphine Le Sausse, championne du monde de handi ski nautique et marraine de Journée Handivalides à Sup’ de Co Montpellier, a pu raconter comment le sport l’a aidée à « se reconstruire ». Julien Avom Mbume, champion du monde Junior en haltérophilie handisport et parrain de cette 10e Campagne Handivalides, considère le sport comme une méthode « ludique » et un « excellent vecteur d’inclusion ».

Enfin, Marie-Amélie Le Fur, athlète handisport récemment médaillée triple championne de France en saut en longueur et marraine de la Campagne Handivalides depuis 6 ans, pense que le handisport peut être « une porte d’entrée vers un dialogue collectif et constructif sur la réalité du handicap ».

Aminata, Anna et Frédérique, volontaires à Starting-Block