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Les collégiens disent oui à la non-violence !

Conseil général des CollégiensAprès les attentats de janvier 2015, l’éducation à la non-violence tient plus que jamais un rôle primordial. Starting-Block est intervenu en Seine-Saint-Denis, auprès des jeunes élus du Conseil général des Collégiens, pour proposer un atelier permettant d’appréhender la non-violence comme une action citoyenne de résolution des conflits.

Quelle place pour les "valeurs républicaines" après la marche du 11 janvier 2015 ? Le 11 février, un mois après ce grand rassemblement, le département de Seine-Saint-Denis a organisé, pour les élus au Conseil général des Collégiens, une journée de réflexion et de dialogues autour des valeurs de la République française. Outre les principes de la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité », les débats portent également sur la laïcité et la non-violence.

Dans ce cadre, Starting-Block a mis en place un atelier sur la non-violence.

Brainstorming et débat mouvant

L’atelier se déroule en deux temps. Il débute par un brainstorming, sous la forme d’un « nuage de mots ». Un à un, les collégiens évoquent spontanément un mot ayant un lien avec les thèmes de la violence et de la non-violence. Les mots retenus sont répartis et classés par les animateurs sur un tableau de deux colonnes, intitulées « Violence » et « Non-violence ».

Beaucoup des mots prononcés sont des sentiments comme la colère, la haine, la frustration ou la peine. La paix, le respect et la tolérance sont des valeurs propres à la non-violence, d’après les collégiens.

Ils parlent ensuite des lieux où s’exerce la violence comme leur collège, leur quartier, leur ville…. Les médias comme la télévision, le cinéma, ou la musique sont pour eux des vecteurs de la violence, et la banalisent.

Certains énoncent les noms de personnages historiques qui incarnent la non-violence, et rappellent leurs actions militantes. Les noms évoqués : Martin Luther King, Nelson Mandela, Rosa Parks….

À partir du brainstorming, les jeunes participent à un débat mouvant à partir des trois affirmations suivantes : « La violence est inévitable », « La non-violence, c’est pour les lâches », « Eviter une personne toute une journée, c’est un comportement violent ».

En ce qui concerne la première affirmation, une partie des élus estime l’usage de la violence comme légitime dans la résolution d’une injustice. Plusieurs justifient les réactions violentes en fonction du regard de leurs camarades ou de leurs proches. Réagir violemment est pour certains d’entre eux une manière d’exprimer une image « virile » et de ne pas subir un autre préjudice : celui d'être perçu comme un faible ou un « boloss ».

Que faire en cas de conflit ?

L’atelier se poursuit par une simulation de mise en situation de conflit. Répartis en sous-groupes, les élus collégiens réfléchissent sur un cas pratique : la violence dans un collège. Ils étudient plusieurs textes mettant en scène deux personnages en situation de conflit.

Chaque groupe réfléchit à la posture d’un des deux personnages, face à la même situation conflictuelle. L’objectif : les élus doivent analyser la situation et trouver des solutions de résolution de conflit par la non-violence.

L’exercice trouve un écho dans le quotidien de plusieurs élèves et les encourage à raconter leurs expériences. Par exemple, une élève mentionne un conflit avec sa cousine, qu’elle considérait comme sa meilleure amie. Plusieurs semaines s’étaient écoulées sans qu’elles ne s‘adressent la parole. Pour les autres élèves, l’intervention de la mère de l’élève comme médiatrice est jugée indispensable et efficace dans la résolution du conflit.

L’importance du médiateur

Cet épisode constitue une transition pour un débat rapide concernant les différents modes d’action non-violente dans la résolution d’un conflit. Le débat permet d’insister sur l’importance du médiateur dans la résolution d’un conflit. Parmi les médiateurs possibles, les collégiens évoquent leurs amis, leurs parents, les conseillers pédagogiques…Mais ils soulignent que le choix du médiateur doit varier en fonction de la nature et du cadre du conflit (au sein d’un établissement scolaire, de la famille…).

Par exemple, un conseiller pédagogique est, pour les élèves, une personne moins appropriée pour être le médiateur d’un conflit familial. En revanche, l’un des élus raconte ses missions en tant que délégué de classe : il est le médiateur idéal auprès des élèves de sa classe.

La Commission exceptionnelle « Non-violence » a suscité de nombreuses interventions de la part des élus des collèges. Nombre d’entre eux sont directement concernés dans leurs établissements scolaires et dans leur vie quotidienne : peut-être que cet atelier leur aura donné certaines des clés qu’ils cherchaient...

Kévin, volontaire à Starting-Block