Navigateur incompatible avec le site Starting Block
Conteneur global
Fil d'ariane
AccueilActualitésDéveloppement durable et écotourisme

Actualités

Les actualités de Starting Block

Développement durable et écotourisme

Depuis la parution du rapport Bruntland en 1987 et l’organisation des Sommets de la Terre à RIO, à Johannesburg et plus récemment à Stockholm, le concept de « développement durable » mobilise de très nombreux pays, des plus riches aux plus pauvres. De nombreux chercheurs se passionnent pour ce nouveau paradigme et essaient de trouver des solutions alliant la protection des écosystèmes au développement socio-économique. Si la notion de développement durable est largement acceptée, sa mise en pratique diffère entre pays et provoque même des oppositions assez fortes tant au niveau des scientifiques, que des entreprises voire de la population. S’il est possible de distinguer par discipline des définitions du terme développement, la notion de développement durable se singularise par des emprunts auprès d’une multitude d’entre elles, générant parfois aussi une certaine confusion. De toute évidence, la particularité du développement durable est la prise en compte de l’environnement à part entière qui contraint l’humanité à explorer de nouvelles voies de développement afin de préserver la planète. L’écotourisme est un exemple de politique permettant un développement durable sur un territoire local, régional ou national. L’essor fulgurant au niveau mondial du tourisme dans les années 1970, a engendré des problèmes sociaux et environnementaux et soulevé le problème du respect des communautés locales et de l’environnement. Aussi l’OMT prône-t-il pour un tourisme durable et le définit comme « Un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ».

 

Plus tard en 2002, lors du sommet international de l’écotourisme à Québec, une déclaration officielle reconnaît la pertinence des approches écotouristiques pour le développement durable du tourisme. L’écotourisme devient alors la meilleure solution permettant de concilier à la fois le développement économique, le bien-être des communautés et la protection des écosystèmes. Selon Ceballos-Lascurain (1987) l’écotourisme est : « la forme de tourisme qui consiste à visiter des zones naturelles relativement intactes ou peu perturbées, dans le but d’étudier et d’admirer le paysage et les plantes et animaux sauvages qu’il abrite, de même que toute manifestation culturelle (passée et présente), observable dans ces zones ».

 

En 2006, le programme des Nations Unies pour l’environnement et organisation mondiale de l’environnement, établit un programme de développement durable du tourisme précisant que tout programme à l’avenir doit s’en inspirer et prendre en compte les douze objectifs suivants en faveur du tourisme durable :


1) La viabilité économique
Assurer la viabilité et la compétitivité des destinations et entreprises touristiques afin qu’elles puissent continuer à prospérer et générer des bénéfices à long terme.

 

2) La prospérité au niveau local
Maximiser la contribution du tourisme à la prospérité économique de la destination hôte et notamment la proportion de dépenses touristiques réalisées dont bénéficie la communauté locale

 

3) La qualité de l’emploi
Renforcer le nombre et la qualité d’emplois locaux créés et supportés par le tourisme, notamment les niveaux de salaire, les conditions de travail et l’égalité des chances devant l’emploi, sans discrimination de sexe, de race, de handicap ou autre.

 

4) L’équité sociale
Rechercher une répartition large et juste des bénéfices économiques et sociaux du tourisme dans l’ensemble de la communauté bénéficiaire, notamment en améliorant les opportunités d’emploi, les revenus et les services proposés aux plus pauvres.

 

5) La satisfaction des visiteurs
Offrir à tous les visiteurs des activités sûres, enrichissantes et appréciées, sans discrimination fondée sur le sexe, la race, le handicap ou autre.

 

6) Le contrôle local
Faire participer les communautés locales, en leur en donnant les moyens, à la planification et au processus décisionnel concernant la gestion et l’évolution future du tourisme dans leur région, en consultation avec
les autres acteurs.

 

7) Le bien-être des communautés
Maintenir et améliorer la qualité de vie des communautés locales, notamment les structures sociales et  l’accès aux ressources, aux services collectifs et aux systèmes d’assistance à la vie, en évitant toute forme
de dégradation ou d’exploitation sociale.

 

8) La richesse culturelle
Respecter et renforcer le patrimoine historique, la culture authentique, les traditions et les particularités des communautés d’accueil.

 

9) L’intégrité physique
Maintenir et améliorer la qualité des paysages, urbains et ruraux, et éviter toute dégradation physique et visuelle de l’environnement.

 

10) La diversité biologique
Soutenir la conservation des aires naturelles, des habitats, de la faune et de la flore sauvages, et limiter le plus possible les dommages qu’ils peuvent subir.

 

11) L’utilisation rationnelle des ressources
Limiter au maximum l’utilisation des ressources rares et non renouvelables dans le dans le développement et l’exploitation des infrastructures et services touristiques.

 

12) La pureté de l’environnement
Limiter au maximum la pollution de l’air, de l’eau et du sol et la production de déchets par les entreprises touristiques et les visiteurs.

 

Sources :
• Vers un Tourisme Durable ou un écotourisme
• Erick Leroux
• Cairn