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Portrait de l'Ouvre-tête

 

Aujourd’hui nous présentons le portrait de l’association l’Ouvre tête, située à Montpellier (34). Elle est membre du réseau GRAPPE et du réseau SENS.

Julia a gentiment accepté de répondre à nos questions.

 

Comment présenteriez-vous votre association et comment pourriez-vous la résumer en trois mots ?

L’ouvre tête est une association autogérée d’éducation populaire qui a été au départ créée pour des étudiants avant de s’ouvrir ensuite à de nouveaux publics. Elle dispose d’un local et d’un potager entretenu par des étudiants et volontaires qui souhaitent s’engager dans l’environnement et l’alimentation. Si on devait résumer l’Ouvre-tête, on pourrait dire : éducation populaire (« ça fait déjà deux mots »), engagée et environnement.

 

Que mettez-vous derrière l’expression « Education à l’environnement » et quelles sont les thématiques phares autour desquelles vous travaillez ?

En général, l’Ouvre-tête n’emploie pas beaucoup cette expression car elle préfère utiliser le mot « sensibilisation ». Il s’agit de comprendre les problématiques actuelles, leurs causes et leurs conséquences. Le but est aussi d’inciter à agir et par soi-même donc sans attendre forcément l’aide des autres à chaque fois. Quelques actions militantes et directes sont aussi organisées comme sur la désobéissance civile. L’équipe tente de faire connaître aux publics le fonctionnement général de la biodiversité et s’empare justement du potager pour cela. A travers cette sensibilisation, l’idée est de favoriser le changement de nos comportements en ce qui concerne notre rapport à la nature. Cela permet aux personnes d’ouvrir les yeux sur ce qui les entoure et de les conscientiser notamment sur la consommation et la protection des animaux.

D’autre part, l’association prend très à cœur les thématiques pluridisciplinaires qui mêlent différents domaines car elle considère que les champs d’intervention ne doivent pas être cloisonnés. Ainsi, même si elle est très active sur les thèmes de l’environnement, elle traite aussi de la migration et des droits des femmes par exemple. Un projet n’a pas un seul but et peut avoir des répercussions sur d’autres voies. D'ailleurs, l’Ouvre-tête ne s’intéresse pas uniquement à l’environnement et parle aussi plus largement des questions sociales qui y sont intimement liées.

 

Quel serait l’événement que vous organisez ou auquel vous participez à ne surtout pas rater et pourquoi ?

L’action phare reste la semaine du développement durable qui se déroule entre Mars et Avril. Depuis une dizaine d’années, l’Ouvre-tête organise ce temps fort pour rassembler différentes associations de Montpellier. Il y a des moments éducatifs et ludiques (repas partagé, conférences…). Cette année, « moins de biens, plus de liens », vers fin mars, a permis d’aborder comment s’organiser en réseau, le monde du numérique, un projet de super marché coopératif. A chaque édition on peut explorer de nouveaux ateliers comme les balades à vélo, la réparation de vélo et la construction d’outils avec des matériaux de récupération, le village associatif. Tandis que le numérique a ouvert les discussions sur la pollution numérique, les impacts d’internet et les alternatives (logiciels libres et softs). Les échanges visent à réunir les participants. Au centre des activités il est souvent question de manipuler, faire par soi-même, c’est-à-dire de la sensibilisation par l’agir pour apprendre ensemble. Pour ne pas reproduire des modèles de communication descendante, sont favorisés les outils d’éducation populaire.

De fait, même si on peut assister à des conférences, elles ne sont jamais organisées seules et se font toujours autour de débats pour libérer la parole, s’approprier les notions et mélanger les types de savoirs. L’idée du collectif est donc omniprésente durant cette action.

 

Quelles sont vos perspectives pour l’année 2019 qui a commencé ?

Actuellement l’association est en pleine préparation de la soirée de clôture de la vie associative en Mai. Il y a deux semaines a eu lieu une projection-débat. Certaines structures prennent contact avec l’Ouvre-tête pour créer des actions ensemble en collaboration. C’est le cas de Veg’nature qui souhaite organiser avec eux une pièce de théâtre à propos de l’alimentation végétalienne. En Juillet « Pépin de grappe », date importante du calendrier, est une semaine d’échanges pour : partager les savoirs entre animateurs, relancer le réseau Grappe et surtout discuter de comment continuer à l’animer. D’autre part, l’épicerie gratuite qui lutte contre le gaspillage se base sur le modèle de Rennes et réunit plusieurs structures. Elle est en partenariat avec le SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier) et sera probablement bientôt autonomisée afin qu’un groupe soit dédié à sa gestion. Vu la période de l’année, le bilan de l’association est imminent donc les prochaines orientations seront plutôt traitées vers Septembre 2019.

 

Pourquoi avoir choisi de ré-adhérer au réseau SENS récemment ?

Marion Vidal (animatrice du réseau SENS) a d’abord contacté la structure, puis le sujet est venu en réunion d’équipe interne. L’Ouvre-tête s’est intéressé au programme du WEF 2019 et a voulu se rapprocher à nouveau du réseau car il sensibilise également à l’environnement. Cela leur semblait être source d’un enrichissement supplémentaire. De plus, l’association est assez récente par rapport à d’autres du même secteur donc elle aimerait avoir l’appui et l’expertise de d’autres structures pour aussi évoluer et s’améliorer.

 

Merci Julia !

 

Propos recueillis par Killiane