Qu’est-ce que le Sudestan ?« Le Sudestan est un outil pédagogique original créé par le SCI. Il emmène les participants dans quatre pays imaginaires dont ils vont devenir les ministres. Afin de développer leur pays et de lui assurer une certaine stabilité, ils vont devoir composer avec l'emprunt (et donc la dette), les pressions internationales, le contexte géo-politique et les lois du marché. » Pour plus de détails voir le site du SCI : http://www.scibelgium.be. « Hier samedi, nous avons procédé à la première animation publique du jeu SUDESTAN à Lomé. Après une séance d’échange le vendredi avec les amis de VISIONS SOLIDAIRES, nous avons proposé l’animation du jeu SUDESTAN pour la formation hebdomadaire d’Attac Togo. La séance s’est déroulée de 15h à 18h 30 et a vu la participation de 12 personnes.
Nous avons réparti les participants en trois groupes, chacun représentant respectivement l’ALLFRANTALIE, le CUBREZUELA et le SOMANGHATO. Nous avons demandé à chaque groupe de choisir un président, un premier ministre, un ministre des finances et un ministre des prévisions.
Le président était chargé de nous dire les décisions prises par le groupe tandis que le premier ministre se chargeait de suivre l’évolution de la situation économique sur les plans de développement et de faire déplacer les aimants. Le ministre des finances quant à lui veillait à la gestion des recettes de l’Etat et des poids dettes et le ministre des prévisions s’occupait de la feuille des prévisions.
Nous avons essayé de suivre les trois tours du jeu. Au début, les participants semblaient un peu s’ennuyer à la lecture du contexte justificatif du tour 1 mais dès la distribution des fiches de mesures, il y a eu beaucoup plus d’animations, de discussions et de débat… Et après le premier tour, les recettes engrangées, ce fut la concurrence générale entre les trois groupes, chacun voulant le plus de recettes possibles, donc les mesures les plus susceptibles de faire évoluer leur plan de développement. Au premier passage du FMI, certains groupes ont racheté leur poids dette. A la fin du deuxième tour, deux équipes ont refusé de payer leurs intérêts.