Photo : Cathy animant un atelier de formation, WEF mars 2007.
Ma première expérience avec Starting-Block?
Hiver 2002, un « week-end Start » dans un gîte à Crève Cœur en Brie (77). Voilà à peine quelques mois que je suis bénévole au sein de l’association Sankana : j’ai surtout l’intention de participer à leurs projets de solidarité internationale et je ne connais pas grand-chose à l’ « éducation au développement » (EAD). Ce sont les prémices de l’atelier d’immersion « les villageois de Diambey ». La première expérience est finalement un des pires souvenirs : peu de préparation, pas encore l’habitude de travailler avec des enfants…
Mais très rapidement, grâce aux échanges avec les autres participants au coin du feu, des idées de perfectionnement du jeu et le désir de "faire mieux la prochaine fois", j’ai envie de m’investir dans cette démarche. D’autant que ces ateliers prennent une nouvelle dimension après mon voyage au Sénégal. C’est le début d’une longue histoire : je deviens alors responsable Education au développement à Sankana pendant plusieurs années.
Un beau souvenir ?
Lors d’un reportage télé, le caméraman demande à un des collégiens ce qu’il est en train de faire, et celui-ci répond « Je m’appelle Modou, je suis un agriculteur du village de Diambey et nous cherchons un projet pour lutter contre les problèmes de santé »... Voilà ce que l'on appelle de l'immersion!
Ces actions deviennent de véritables bouffées d’oxygène : je prends énormément de plaisir à voir les enfants s’approprier l’atelier, travailler en équipe et poser des questions inattendues, d’autant que les élèves en situation d’échec scolaire sont souvent ceux qui sont les plus réactifs.
L’évolution de mon engagement ?
En parallèle, je participe à une dizaine de week-ends de formation Starting-Block (les fameux
WEF): l’occasion d’approfondir ma réflexion, de découvrir d’autres outils et initiatives et bien sûr de faire de belles rencontres. Je participe aux grands chantiers : mise en place d'une évaluation, d'un livret pour les bénévoles... Au fur et à mesure, je me retrouve du côté des animateurs d’ateliers : sur le jeu « des villageois », la correspondance scolaire, les actions pour les élèves de primaire… Cela fait également partie de mes meilleurs souvenirs : la conception de modules de formation et le partage avec les membres d’autres associations et des professionnels de l’EAD.
Évidemment, le doctorat en biologie avançant, mes participations sont de plus en plus espacées même si j’essaie de suivre à distance.
Et depuis ?
Voilà exactement un an que ma thèse est finie et je suis désormais... chargée de projets au sein d'une association! Il s'agit de Paris Montagne qui vise à faire découvrir le monde de la Recherche et la science, notamment à des jeunes issues de milieux défavorisés. Je suis responsable des relations avec les universités et laboratoires de recherche. En résumé je suis en charge des formations à la médiation scientifique pour les jeunes chercheurs qui accueillent des lycéens en stage de laboratoire ou qui accompagnent des groupes d'enfants lors d'un festival de sciences. Je coordonne et j'anime également un projet de culture scientifique pour adultes. Finalement, mon engagement associatif aura été extrêmement formateur, source d’épanouissement et de réflexions qui auront guidé mes choix professionnels !
Cathy, chargée de projets au sein de Paris Montagne