Mercredi 14 décembre 2011 : arrivée au Togo…
Une chaleur au rendez-vous dans l’air, avec un petit 27° celsius, mais aussi dans l’accueil qui nous a été fait. En effet, après le périple des formalités du visa passé, les bagages récupérés, ce fut un accueil royal qui nous a été réservé, fait de grands sourires et de grandes embrassades. Samir accompagné d’une partie de l’équipe de Visions Solidaires, Rafia, Gilbert et Germain, nous attendaient de pieds fermes, alors que Samir avait déjà envoyé à notre recherche plusieurs éclaireurs de Visions Solidaires, travaillant à L’aéroport, afin de s’assurer que tout allait bien pour nous. C’est tout simplement incroyable. Nous sommes à LOMEEEEE !!!
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Jeudi 15 décembre 2011 : première journée à Lomé.
Notre première nuit à Lomé vient de s’écouler, ponctuée de cris de coq intempestifs, réveillant des envies de « coq au vin » histoire de leurs rabattre le caquet, suivi de l’appel à la prière sur les coups de 4 heures du matin, avant que les coqs du quartier ne reprennent du service. En somme, une nuit douce où il fait tellement froid que l’on peut dormir la fenêtre ouverte, sans même un drap.
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Il est 10h, il fait environ 25° et nous dégustons notre petit déjeuner, en terrasse. Les oiseaux chantent, la convivialité est au rendez-vous. Une dolce vita à la togolaise.
Une fois repus, direction la visite de Visions Solidaires avec Samir comme guide. Ceci fait, les choses sérieuses débutent. Nous nous installons en salle de réunion, pour la première de la journée, qui porte sur l’organisation et le programme du WEF (Week-end de Formation et d'Echanges) et notre rôle dans celui-ci.
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Après le repas, Anne propose que nous allions faire un petit tour du quartier à pied.
Nous partons ainsi, Anne, Romain et moi, accompagnés par Esmathe. Cette promenade était vraiment intéressante nous permettant de découvrir les petites difficultés locales, le sable des routes pour Romain et en ce qui me concerne, bien que la difficulté était moindre grâce à Anne qui me guidait, j’ai pu me rendre compte qu’il n’était pas facile pour les déficients visuels de se déplacer et notamment de traverser les rues. …
Samedi 17 décembre : le WEF commence…
Il est environ 10 heures, lorsque le temps de formation commence. Le programme du parcours Handivalides se constitue de trois ateliers : deux heures sur la déficience visuelle le matin, puis l’après-midi deux heures sur la déficience motrice et deux heures sur la déficience auditive. Du côté du parcours Handivalides, bien que nous ayons gardé la structure globale de ce programme, nous l’avons enrichie et adaptée en élargissant les débats.
Ainsi avant de débuter les animations du premier atelier, nous avons introduit l’atelier en répondant à une question, qui avait été posée la veille lors de la présentation du parcours Handivalides. En effet, on nous avait demandé ce que signifiait Handivalides. Alors que nous allions répondre, Romain eu la très bonne idée de proposer aux participants de réfléchir à la signification de Handivalides et la réponse serait donnée le lendemain. C’est pourquoi, nous avons commencé l’atelier en demandant aux participants qui étaient avec nous, s’ils avaient réfléchi à la signification de Handivalides et la démarche qu’elle sous-entend.
Après ce petit point, auquel les participants avaient sérieusement réfléchi et déjà bien cerné la démarche, nous avons embrayé sur la première animation de la journée : « dessiné c’est gagné », ou plutôt « Questionnons nos représentations ».
Cet exercice a été très intéressant, surtout que la représentation du handicap au Togo est tout à fait différente de celle en Europe. En effet, en France lors de cet exercice la majeure partie des participants dessinent un fauteuil roulant, ce qui n’est pas le cas au Togo. La plupart des dessins représentaient le handicap moteur mais plutôt avec des béquilles ou des cannes.
Ce premier temps a suscité beaucoup d’échanges et de discutions, surtout lorsque Jérémy, un membre de Visions Solidaires, déficient visuel, a expliqué le dessin que Romain a fait selon ses indications. En effet, son dessin représentait le handicap, mais plutôt la personne handicapée que l’on enferme dans son carcan de personne assistée. Ceci a naturellement amené à énormément de débat, conduisant à la question essentielle : quand aider ou ne pas aider les personnes handicapées, quel que soit le pays dans lequel on vit. Nous avons pu confronter les réalités togolaises et françaises et démontrer que les personnes handicapées souhaitent avant tout être perçues comme des personnes.
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